Salon du Livre de Paris 2017

Je serai présente au Salon du Livre de Paris 2017, le dimanche 26 mars 2017 de 10h à 14h, stand TheBookEdition. Il est rare que je sois en France. Rencontrons-nous.

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Mes citations remarquées sur les réseaux sociaux 

Dans la poussière des mots naissent les rêves.

— Sandra Dulier, citée par Babelio sur Facebook.

Lire, c’est éprouver ce temps subtil de minutes à soi.

— Sandra Dulier, épinglée par Albin Michel sur Pinterest et citée sur le site Babelio.

Les livres anciens ont le parfum des mots oubliés.

— Sandra Dulier, citée par Babelio sur Facebook et coup de cœur  TheBookEdition.

Toutes ces citations sont éditées dans mon dernier recueil Carnets poétiques. Venez le découvrir ainsi que Fleur de poésie, source de vie (2012) et Fleurs d’écume (2015).

Plus d’infos 

Sandra Dulier en dédicace au Salon du Livre de Paris le dimanche 26 mars 2017 de 10h à 14h, stand TheBookEdition. Livre, poésie, Carnets poétiques, Fleur de poésie source de vie, Fleurs d'écume.
Plan du salon du Livre de Paris

Consultez mon profil sur le site de Livre Paris pour avoir tous les renseignements pour votre visite : biographie, accès au Salon, prix billetterie, etc. Au plaisir d’échanger. Vous pouvez aussi vous inscrire à l’événement sur Facebook.

Dans la poussière des mots naissent les rêves… Lire, c’est éprouver ce temps subtil de minutes à soi… Il est exceptionnel que je sois sur Paris. Rencontrons-nous.

Évenement publié par Sandra Dulier Auteur sur Facebook le mercredi 8 février 2017

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Mes trois éditions : Carnets poétiques (2016), Fleurs d’écume (2015) et Fleur de poésie source de vie  (2012)

Sandra Dulier, Plume funambule

Belles fêtes à tous

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Crédit photo : Dreamstine

 

Un sapin de lumière
doucement éclaire
le visage souriant
d’un repas d’amitié.

Un homme triste
picore sur la table
quelque mets solitaire
près d’une photo
des jours heureux.

Une femme rejoint
le gîte et le couvert
d’une association
où les bénévoles
s’activent à la joie.

Un enfant rêve
au cœur du salon
à la magie d’un prochain
matin cadeaux.

Un malade reçoit
le soin simple et doux
d’une infirmière de garde
qui offrira cette nuit
son temps au réconfort.

24e jour ordinaire de décembre,
quelque part sur Terre.


Sandra Dulier, plume funambule
24.12.2016

À toutes les femmes : extrait de Carnets poétiques

Détache-toi du regard d’autrui. Avance et oublie. Tu es rare et précieuse : ne laisse personne insinuer le doute. Oui, tu es une femme de valeur. Courageuse et solaire, déploie tes ailes. Toi seule connais le chemin. Toi seule sais. C’est ton combat. Ne tache pas tes pensées par des esprits chagrins. Reste claire. Les gens qui t’aiment comprennent. Éloigne le reste. Tu es juste quelqu’un de bien. Respire. Écris. Sois couleurs sous la plume. Tu as encore une infinité devant toi. C’est le tri de la vie, nécessaire. Des liens se créent. Ils sont ta future richesse. Rien ne se perd, tout se transforme. Le sens est là. Une vie dépouillée, mais l’Amour au centre…


Ce texte a connu un destin particulier puisqu’il a été partagé plus de 20 000 fois sur Pinterest sous sa forme visuelle. Carnets poétiques contient d’autres textes aux hasards aussi heureux comme « Lire, c’est éprouver ce temps subtil de minutes à soi » (partagé par Babelio sur sa page Facebook) ou « Dans la grâce des flocons danse l’imagination. » (partagé par Québec Loisirs sur son profil Pinterest).


Sandra Dulier, plume funambule,
extrait de Carnets poétiques (novembre 2016)
ISBN 978-2-9601909-2-2

3-7

Les tiroirs : extrait de Carnets poétiques

Les tiroirs où dort ma plume ont à leurs papiers des encres aux horizons inclinés, poudre claire d’une lune d’été. Là, le jour somnole ses aubes comme des feux de bengale en ciel étoilé. Tu n’approcheras jamais le sommet d’une dune comme tu le ferais d’une aurore boréale : tout mystère dans le vent des marées.

Le Poète connaît des voiles les boussoles du voyage, ces regards humains aux mains creuses de vie, pêchant dans la crique de leurs souvenirs quelque note bleue en signet de plage. Vert ou gris, j’ai oublié le nom de ces coques aux nacres annuelles qui sèment leurs sillons d’écume à l’ouest de leur mémoire.

Comme le chant des sirènes, nous aimons tous l’envoûtement des oublis, citadelles de sable rendues à l’origine du monde. L’Homme est un marin au flou migratoire. Il rejoint ainsi tous les mortels Icare qui peuplent encore d’une averse–nuage leurs rêves d’envol. Il gardera alors comme un trésor les mots indicibles qu’un mage voyant du nom de Poète a laissés en Terre–Neuve, sous ces avides patiences qui ornent encore le jour disparu.

Et d’un flux de mots jaillit la lumière, miracle renouvelé de l’Alchimiste, transformant l’encre noire d’un fond de chêne en ramure–soleil. Il restera à ce chaman des Muses la fragile tâche de déposer en quelques lignes tout le précieux d’un humble silence pendant que la plume, en volutes tactiles, croîtra sous l’Astre ses vers déchus.

Il faut de longs voyages pour quelques gouttes de sagesse cryptées de lune.

(Sandra Dulier sera présente au Salon du livre de Paris le dimanche 26 mars 2017, de 10h à 14h, stand TheBookEdition, 1-D62)

 

Sandra Dulier, plume funambule,
extrait de Carnets poétiques (novembre 2016)
ISBN 978-2-9601909-2-2

3-7

Le voleur d’hirondelle

Oreille collée au gsm, elle dialogue, les yeux perdus à l’horizon. Pas de forfait illimité, tant pis ! Elle écoute, croche et ricoche d’un fou rire. Hirondelle, elle piaille au soleil dans la brise légère qui folâtre avec ses cheveux. Qu’importe le sens des mots, tout est codé en respiration, vibratos : incandescent été.

Un moment d’éternité se perd dans les ruelles chaudes où ses espadrilles déambulent. Itinéraire impromptu, elles glissent leurs pas souples jusqu’à la fontaine où dans un dernier éclat de rire, quatre bras s’enlacent et deux gsm s’embrassent avant de retourner qui dans le sac à main parme, qui dans la poche arrière d’un jeans délavé. Lui, forfait illimité, elle fauchée comme les blés, mais légère d’un regard qu’elle attendait depuis le matin.

Job étudiant, il peut enfin frôler la vacancière, humer son parfum et, dans un éclat de soleil, lui murmurer cette phrase mûrie au rayon épicerie, place du Marché, entre deux cageots d’abricots d’un producteur local : « Je te volerai ton sourire et le mangerai comme un fruit. »


Sandra Dulier, Plume Funambule