Quand l’enfant dessine

Il crayonne son monde avec soin et application. Il trace les lignes de la maison où le soleil brille toujours au-dessus de la feuille. Deux arbres verts et trois tulipes rouges tigent vers le ciel bleu où un nuage mouton toujours s’invite.

— Regarde maman, j’ai dessiné l’herbe et, tu sais, il y a aussi les fourmis !

L’enfant dessine le visible et l’invisible, le fort et le fragile, laissant les parties blanches à ce jardin encore inconnu que sera son avenir. Il faut peu à l’enfant. Une feuille et des couleurs et, de ses doigts de magicien, naît le plus beau des paradis.

Dans le silence installé, les marqueurs cigales s’invitent en chant et c’est toute la maison qui murmure ce temps retrouvé. Chut ! Défense de déranger !


Sandra Dulier, Plume Funambule

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