Catégorie : Poésie
Il était
Il était le ciel et la terre,
L’amplitude des nuages,
Le cavalier sans bagages,
Le creux de son imaginaire.
Il était l’étoile d’Orient,
L’errance des nomades,
Le sel du présent
Et le bateau en rade.
Il était l’oiseau
Au ramage de feu,
Le Phoenix boisseau
Des renaissances et des vœux.
Il était l’Occident,
Le viking des plaines,
Le parfum de safran
Et le regard chêne.
Il était le passager,
Le migrant du cœur,
Le fou léger,
Le Mat voyageur.
Sandra Dulier, Plume Funambule
J’aimerais écrire
J’aimerais écrire
avec une mine de rien
pour que les mots
soient légers, aériens.
Ouvrir un nuage,
en explorer le coton
dessiner des mirages,
inventer des avions.
Cueillir le papier fin
des sentiments oubliés
ou cultiver un poème
sous un arbre fruitier.
Sandra Dulier
Dans l’écriture
Dans l’écriture,
je trouve l’oubli,
l’ivresse du penser
qui plonge ses racines
à la source du mot Liberté.
Je murmure dans le soir
quelques notes fugaces
qui au jour s’évaporent
si bien qu’aucune trace
ne laisse l’empreinte
de mon visage.
Seuls quelques mots
dérivent encore
dans les nuages
blancs et bleus,
éphémères ailes.
Les âmes lentes
ont le poème au corps
et le rythme clair
des valses d’automne.
Sandra Dulier, Plume funambule
Mes livres
Sélectionnée pour le Grand Prix Hiver 2018 Short Edition
Je suis heureuse de cette première sélection par le comité de lecture. A présent, je dois récolter un maximum de votes pour espérer ma qualification au Grand Prix Hiver 2018. Merci de voter sur le site et de partager pour soutenir ma plume.
Dans la soie des mots
Dans la soie des mots,
les lignes jouent
sur le pas d’un fil
tissé du vent
d’envols naissants.
Les criques vagues
impriment un poème
sur le sable des silences.
Rien n’arrête la plume fugueuse
quand elle veut migrer
dans l’espace bleu
des infinis.
La liberté est un cadeau,
enlacement d’embruns
aux couleurs de voiles.
Le poète écoute
le murmure d’une muse
cachée dans les jupes
d’étoiles lointaines.
Cœur de poésie,
âme et flux,
le monde inverse
quelques secondes
la roue des hommes
et son chemin de pierre.
Les rêves surgissent
dans l’aube douce
de simples lettres,
sacs de billes
sur le bord d’un oubli.
La soie des mots
caresse la joue
du poète inspiré
tandis que glisse
lentement
le chant de la nuit.
Sandra Dulier, Plume funambule
Ses livres – Commandes et dédicaces
J’écris peu, j’écris dense
J’écris peu
j’écris dense
comme le feu
comme en transe
valse du soleil
et de la lune
lubies funambules
que serais-je
sans ces mots
un silence
roulant ses flots
ça ne rime pas toujours
trop libre peut-être
pour la cage d’un phrasé
et le flux de mes pensées
la poésie est un océan
où je me perds si souvent
parfois sans majuscules
ni autre tournure
quelques lettres
jetées là
qu’un passant cueillera
dans l’interligne
le reste de l’histoire
laisse à la plume
un battement d’ailes
et le poème se clôt
sur ce simple écho.
Sandra Dulier, Plume funambule
Ses livres – Commandes et dédicaces
Nouveau ! Ambres salines, regards d’écume,
le catalogue d’artistes uniquement via ce formulaire
ou directement à la Maison de Tourisme de Cousolre
pendant toute la durée de l’exposition (s’adresser à l’accueil).
Déclaration poétique
Décliner en 12 strophes mon amour au poème. Belle lecture à vous !
J’aime dans les poèmes
la sève des non-dits,
l’arbre des paroles
quand la lune luit.J’aime dans les poèmes
le temps qui écoule
en rivières et en silence
la peau de leurs dérives.J’aime dans les poèmes
la fougue et la grâce
d’une ligne suspendue
à la chute du mot.J’aime dans les poèmes
le cœur et l’oubli,
la force et le courage
d’exprimer l’indicible.J’aime dans les poèmes
les trésors cachés,
les dessins courbes
et leurs imagiers.J’aime dans les poèmes
l’éclat d’éternité
qui vogue encore
même les soirs de doute.J’aime dans les poèmes
leurs assonantes vérités,
leurs parures musicales
et leurs rêves enfouis.J’aime dans les poèmes
le creux de beauté
perlant sur la plage
des vers liés.J’aime dans les poèmes
la respiration fluide
d’écrits funambules
entre racines et ciel.J’aime dans les poèmes
la part d’ange
lissant de plumes
le masculin et le féminin.J’aime dans les poèmes
les lumières phares
des jours et des nuits
teintés de naissances.J’aime dans les poèmes
la liberté et le feu
d’une langue française
libre de créer.
Sous le toucher d’un piano
Une mélopée douce
dans le soir chantonne
à l’abri des murs indiscrets.
Une libellule traverse
le jardin secret
en irisant de ses ailes
la nuit endormie.
Berceuse lente
sous la lune,
l’arbre des rêves veille
dans le pré d’étoiles.
Ô simple ciel,
calme verdure
bleutée de lucioles,
je rejoins tes clairières.
Sandra Dulier, Plume funambule


